Que deviennent les eaux usées ? Et autres questions sur l’eau – 2

Suite au premier article sur l’eau potable (disponible ici), ce deuxième article aborde les questions liées aux eaux usées.

Que deviennent les eaux usées ?

Les eaux usées issues des toilettes, lavabos, etc., doivent être traitées du fait des agents pathogènes et substances présentes (détergents, résidus de médicaments, etc.), qui risqueraient d’affecter les milieux naturels ou la santé des riverains.

4 habitants sur 5 sont raccordés à un réseau d’assainissement collectif, les autres devant disposer d’un système de traitement contrôlé. Il y a 21 400 stations de traitement des eaux usées en France.

Le traitement vise à éliminer les matières en suspension, les graisses et les polluants. Une fois traitée, l’eau est rejetée dans le milieu naturel. Cette eau n’est pas potable : elle contient encore des polluants et une charge microbienne résiduelle, que le milieu naturel traitera.

Ces traitements ne signifient pas pour autant que tout peut être jeté dans les toilettes ou l’évier. Les lingettes désinfectantes, les lentilles de contact, les médicaments et les huiles perturbent le fonctionnement des traitements. Quant aux produits toxiques, ils sont susceptibles de mettre en danger les agents du service d’assainissement.

Une problématique de plus en plus prégnante concerne les micropolluants, provenant notamment des résidus médicamenteux, des cosmétiques ou des fibres textiles. Bien qu’il soit possible de mettre en place des traitements, ceux-ci sont coûteux et les stations en France restent à ce jour peu équipées.

Que deviennent les boues des stations d’épuration ?

Les boues des stations d’épuration peuvent être compostées, incinérées ou épandues sous réserve de traitements. 77% des boues d’épuration produites en France sont valorisées en agriculture, en épandage direct ou après compostage. Les boues peuvent permettre la production de chaleur sous forme de biogaz.

Que peut-on faire à l’échelle individuelle pour réduire la pollution de l’eau ?

La première action est de ne pas jeter dans les toilettes ce qui est susceptible de polluer l’eau : lingettes, lentilles de contact, médicaments, etc. A l’extérieur, il est bien sûr indispensable de ne pas jeter de déchet dans la nature, et de ne pas jeter de mégot dans les égouts.

Limiter autant que possible l’utilisation de plastiques, qu’il s’agisse d’emballages, de textiles, car des fibres sont libérées lors du lavage en machine, ou encore de cosmétiques. De même, il est préférable de privilégier des produits naturels pour le jardin et le ménage. 

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