Quel est l’état de la biodiversité en France ?

1,8 million d’espèces sont connues à l’échelle mondiale, 180 000 en France. Bien qu’important, ce nombre est loin d’être exhaustif : il y aurait 8 à 12 millions d’espèces végétales et animales dans le monde. Le plus grand nombre d’espèces répertoriées en France concerne les coléoptères (22 000), les plantes à fleur (19 000) et les papillons (14 000). 689 nouvelles espèces sont décrites chaque année en France.

26% des espèces évaluées sont éteintes ou menacées en France. Dans les outre-mer, ce taux atteint 39%. En 30 ans, l’abondance des oiseaux spécialistes a diminué de 22%. Le terme spécialiste désigne les espèces ayant une gamme plus étroite de conditions environnementales favorables à leur survie, par opposition aux espèces généralistes. Ces dernières tendent à augmenter, cela traduit une homogénéisation des communautés d’oiseaux dont la composition évolue vers des espèces peu spécialisées, présentes dans tous les milieux. La population de chauve-souris a diminué de 38% entre 2006 et 2016.

Les pressions sont de plus en plus fortes sur les écosystèmes. 44,2 % des eaux de surface sont considérées en 2015 comme étant en bon ou en très bon état. En cause : des pressions accrues telles que des pollutions, ou une exploitation excessive de la ressource en eau. L’artificialisation des sols augmente de 1,4% par an en moyenne, les surfaces artificialisées étant toute surface soustraite de son état naturel, forestier ou agricole. Outre la perte d’habitats, l’artificialisation affecte la biodiversité en fragmentant les milieux et donc en perturbant la circulation des espèces. Autre pression, la vente de produits phytosanitaires, utilisés principalement en agriculture, a augmenté de 12 % en 2014-2016 par rapport à la période de référence 2009-2011. Pour la biodiversité, cela se traduit par des intoxications, une perte de nourriture, des effets sur le développement ou la reproduction des espèces, etc.

Pour tenter d’inverser la tendance, plusieurs leviers sont mobilisés, notamment la création de zones protégées, l’interdiction ou l’incitation à diminuer le recours à certains produits nocifs pour la biodiversité ou encore la création de corridors écologiques pour les espèces dans les constructions.

A l’échelle individuelle, il est aussi possible de contribuer à préserver la biodiversité :

  • Acheter des produits locaux, de saison et de petits producteurs ;
  • Eviter le plastique (gobelets par exemple) et les produits phytosanitaires ;
  • Ne pas jeter les mégots dans la nature ou dans les égouts ;
  • Ne pas jeter lingettes ou lentilles de contact dans les toilettes ;
  • En randonnée, rester sur les sentiers balisés et ne pas cueillir de plantes ;
  • Installer un nichoir ou un hôtel à insectes dans son jardin.

Pour en savoir plus :