Quelle alimentation adopter pour limiter notre impact sur le climat et l’environnement ?

Une alimentation riche en produits animaux (viande, poisson, œufs et produits laitiers) a des impacts environnementaux nombreux : émissions de gaz à effet de serre, déforestation due aux cultures pour l’alimentation animale, consommation d’eau, etc.

S’il est important de favoriser l’alimentation végétale, est-il nécessaire d’être végétalien ?

Les éléments ci-dessous proviennent d’une étude présentée dans Global Environmental Change. Portant sur 10 pays, elle propose des scénarios d’alimentation visant à contribuer à l’atténuation du changement climatique et à la protection de la ressource en eau et prenant en compte les recommandations nutritionnelles et les spécificités de chaque pays. Cette étude porte sur l’impact de l’alimentation sur le changement climatique mais ne porte pas sur les autres impacts tels que la biodiversité, l’éthique, la pollution des sols, etc.  

Il en ressort qu’une alimentation riche en viande rouge est la plus émissive en gaz à effet de serre, et qu’une transition vers un régime végétalien permettrait une réduction des émissions de gaz à effet de serre estimée à 70%. Ce gain se maintient y compris en cas d’augmentation de la consommation, du fait du faible contenu carbone par calorie dans les végétaux. Aux Etats-Unis, à calories équivalentes, une alimentation végétalienne n’émettrait que 16% des émissions de gaz à effet de serre de l’alimentation actuelle.

Un autre régime alimentaire souligné pour son faible impact est celui à base d’aliments en bas de la chaîne alimentaire. Il contient notamment des mollusques, petits poissons et insectes.

Impact des changements de régime alimentaire en émissions de gaz à effet de serre

Les autres régimes étudiés sont le régime végétarien (incluant donc la consommation de produits laitiers et d’œufs), la suppression de la viande rouge, la journée sans viande, la limitation de la consommation de viande rouge, la suppression des produits laitiers, le pescetarisme (consommation de poisson mais pas de viande) et un régime 2/3 végétalien. Les hiérarchiser par émissions de gaz à effet de serre ne peut cependant se faire qu’à l’échelle de chaque pays.

Ainsi, dans la majorité des pays étudiés, il est alors préférable d’adopter une alimentation principalement végétale avec une faible quantité de viande plutôt que d’éliminer entièrement la viande et de la remplacer par des quantités importantes de produits laitiers, mais ce n’est pas le cas partout.

En France, où en sommes-nous ? L’alimentation est responsable de 20% des émissions de gaz à effet de serre d’un Français moyen. D’après un sondage HuffPost et YouGov présenté en février 2020, 83% des sondés se disent prêts à faire des efforts pour diminuer l’impact environnemental de leur assiette. Réduire la consommation de viande vient en tête, réduire la consommation de produits laitiers ou consommer des insectes sont beaucoup moins citées.

En définitive, s’il semble indispensable de réduire très fortement les produits animaux consommés, y compris les produits laitiers, d’autres habitudes sont à prendre : consommer des produits locaux, de saison, et éviter des emballages sont tout autant des pratiques de bon sens.

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