Comment réduire l’impact environnemental du numérique à l’échelle individuelle ?

Le numérique est souvent présenté comme un outil indispensable pour la transition énergétique, permettant par exemple de mieux gérer la consommation énergétique des bâtiments ou l’intégration des énergies renouvelables. Pourtant, la consommation énergétique et l’empreinte carbone des terminaux et infrastructures nécessaires sont très souvent sous-estimés.

L’usage d’internet est responsable de 1850 Gigatonne d’émissions de CO2, soit 3,6% des émissions mondiales, et ce volume pourrait doubler d’ici à 2025. 9% de l’empreinte carbone d’un Français est due à l’informatique et à l’électronique, intégrant l’achat et l’usage des équipements. L’empreinte numérique annuelle d’un salarié en France est de 5 740 kWh d’énergie primaire, de 800 kg de gaz à effet de serre et de 3 kg de déchets électroniques (GreenIT 2018). La consommation énergétique du numérique dans le monde augmente de 9% par an.

« Si rien n’est fait pour changer les tendances actuelles, il est probable que le numérique représentera en 2025 une proportion aussi importante d’émissions de gaz à effet de serre que l’automobile aujourd’hui« , indique Hugues Ferreboeuf, expert au sein du think-tank The Shift Project, dans le cadre de la mission d’information du Sénat sur les impacts environnementaux du numérique.

Quelques pratiques à adopter pour plus de sobriété numérique :

  • Acheter « intelligemment » : privilégier des équipements d’occasion ou reconditionnés, et adaptés à ses besoins pour éviter le suréquipement (se pose notamment la question de l’utilité des objets connectés ou des smartphones sophistiqués utilisés pour une part minime de leurs fonctionnalités) ;
  • Faire durer les équipements : faire attention aux situations « à risque » pour les équipements (pluie, froid, etc.), charger correctement les appareils, supprimer les applications et fichiers inutiles ;
  • Limiter la consommation énergétique : limiter le visionnage de vidéos sur internet, ne pas laisser la 3G/4G ou le Wifi activés en permanence (et quel calme de ne pas être dérangé par les notifications !), couper la box internet la nuit ;
  • Eviter l’envoi de mails inutiles : limiter le nombre de destinataires, se désinscrire des newsletters non-lues (Cleanfox) ;
  • Réduire le stockage en ligne : archiver les mails, privilégier le stockage local des fichiers au stockage cloud.

Conseil supplémentaire pour les smartphones : la diversité des fonctions des smartphones peut leur offrir de nouvelles vies. Selon son état, un vieux smartphone peut être réutilisé entre autres pour la navigation GPS ou pour écouter de la musique (dans des conditions à risque pour un smartphone).

Pour en savoir plus :