Quels sont les effets du changement climatique en France ?

La température en France a déjà augmenté de 1,4°C depuis 1900 selon Météo-France, et la température augmente désormais de 0,3°C par décennie. Le nombre d’événements climatiques extrêmes a augmenté de 250% entre 1980 et 2013.

Les aléas climatiques regroupent :

  • Des aléas extrêmes : tempêtes, vagues de chaleur, inondations, retraits-gonflements des argiles, sécheresses et feux de forêt ;
  • Des évolutions tendancielles : changement dans les températures moyennes, changement du régime des précipitations et montée du niveau des eaux.

Même si nous parvenons à suivre une trajectoire compatible avec un réchauffement de 1,5 à 2°C, objectif de plus en plus difficile, les effets du changement climatique se renforceront. Et quelle que soit la trajectoire d’émissions suivie, le climat à 2050 est globalement fixé et connu. En revanche, les décisions des prochaines années seront décisives pour l’évolution du climat post-2050.

En France métropolitaine, les deux principaux aléas seront les vagues de chaleur et les inondations. A un horizon proche (2021-2050), le nombre de vagues de chaleur pourrait doubler, quel que soit le scénario. A un horizon plus lointain, le nombre de vagues de chaleur pourrait être multiplié par 4 voire 7, selon la trajectoire d’émissions. Par ailleurs, tous les départements métropolitains ont vu leur température moyenne s’élever fortement depuis cinquante ans.

Le réchauffement affecte fortement les glaciers : La perte d’épaisseur annuelle dépasse 20 mètres pour les glaciers d’Ossoue, de Saint-Sorlin et pour la Mer de glace.

Le Sud de la France est en voie d’aridification. Les sécheresses seront également plus fréquentes et d’une intensité jusqu’à présent non vécue en France, avec des impacts sur les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, du tourisme et pour l’approvisionnement en eau potable. La recharge des nappes et le débit des cours d’eau seront plus faibles.  

Les incendies seront plus nombreux : actuellement le nombre annuel de jours avec un risque extrême d’incendie est quasiment nul dans la majorité du pays, exception faite du Sud-Est, mais vers 2060, la majeure partie du pays sera soumise à ce niveau de risque 10 à 20 jours par an.

Sur l’aléa inondation, 1,4 million de personnes en France sont à risque de submersion marine. Les précipitations devraient être plus importantes en Hiver et moins importantes en été.

Les simulations climatiques ne permettent pas de dégager une tendance claire quant à l’évolution du nombre de tempêtes en France.

Des impacts sur la santé sont à prévoir : surmortalité, risques accrus d’allergies, risques de contamination de l’eau par prolifération d’algues, et propagation de maladies vectorielles (chikungunya, dengue, paludisme, etc.). La biodiversité pâtira également fortement de l’évolution des conditions et des événements extrêmes.

Si réduire les émissions de gaz à effet de serre n’en reste pas moins indispensable, il faudra également s’adapter aux risques climatiques.

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