Effet de serre, destruction de la couche d’ozone et pollution atmosphérique : même combat ?

L’effet de serre est un effet naturel permettant une température adaptée à la vie sur Terre. Les gaz à effet de serre (GES) sont pour certains naturellement présents dans l’atmosphère et d’autres sont d’origine industrielle. Les GES naturellement présents dans l’atmosphère sont, par concentration décroissante, la valeur d’eau, le dioxyde de carbone, le méthane, le protoxyde d’azote et l’ozone. Les gaz industriels incluent notamment les hydrochlorofluorocarbures (HCFC), les chlorofluorocarbures (CFC), les hydrofluorocarbures (HFC), le tétrafluorométhane (CF4) et l’hexafluorure de soufre. L’activité humaine accroit la concentration de certains gaz à effet de serre naturellement présents dans l’atmosphère ou émet des gaz à effet de serre qui ne sont pas présents naturellement.

La quantification de l’impact d’un facteur sur le réchauffement climatique se fait par le concept de forçage radiatif. Un facteur est par exemple l’absorption ou le réfléchissement des rayons par un gaz. Le forçage radiatif permet de mesurer la propension d’un facteur à garder sur Terre l’énergie provenant du soleil ou à la renvoyer dans l’espace : un forçage positif signifie que ce facteur contribue au réchauffement de l’atmosphère. En complément le concept de potentiel de réchauffement global permet de tenir compte de sa durée de vie dans l’atmosphère, en comparant généralement l’influence de différents gaz à effet de serre à un kilogramme de CO2 pour une durée de 100 ans.

Certains gaz peuvent contribuer à la destruction de la couche d’ozone et au changement climatique mais la destruction de la couche d’ozone n’est pas due principalement au réchauffement climatique. Elle relève de l’émission dans l’atmosphère de produits de synthèse utilisés comme réfrigérants ou dans les bombes aérosols. Pour y répondre, les Etats ont signé le Protocole de Montréal en 1987, ratifié à date à 196 parties. Ce protocole a permis de fixer un cadre d’élimination progressive des gaz responsables de la destruction de la couche d’ozone, et la quasi-totalité de ces substances ont été éliminées.

Le dioxyde de carbone, bien que toxique à forte concentration, ne fait pas partie des polluants atmosphériques. Le dioxyde d’azote, l’ozone, les particules fines, le plomb, font partie des polluants. A Paris, la qualité de l’air s’est globalement améliorée sauf pour la pollution à l’ozone. Les feux de forêt et les irruptions volcaniques sont des sources de pollution atmosphérique d’origine naturelle. Les véhicules, l’industrie, l’incinération des déchets, l’agriculture, le chauffage et la climatisation sont des sources de pollution d’origine humaine.

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